C'est dingue, la veille tout va bien. Et puis elle te dit que c'est fini. Non, que c'est une pause, qu'elle reviendra. Sur le coup tout s'effondre. C'est vrai, t'avais tous ces putains d'espoirs, tu te voyais tellement loin, c'est vrai aussi que c'était la première que t'aimais vraiment.
Âpres quelques jours sans entendre le son de sa voix, sans savoir comment elle va, vous vous revoyez un peu. Tout semble comme avant, elle a ce même regard, ce même putain de regard que tu traduisait par de l'amour. Mais maintenant?
Elle te redit qu'elle va revenir, qu'il lui faut du temps. Alors tu commence a relativiser, doucement, tu alterne période ou tu voudrais revenir en arrière, ou alors au contraire accelerer le temps, jusqu'au putain de moment où tu n'aura plus mal ; et période où ça va, où tu commence a y croire à ses "je vais revenir". Et puis un mois, c'est quoi un mois? C'est rien... mais loin d'elle, c'est long.
Tu lui envois un message, comme pour tâter le terrain. Un par ci, un par là, et c'est drôle comme les choses évoluent. Et pas forcément dans le bon sens.
Tu te retrouve dans ta chambre, les yeux exposés par les larmes, tes doigts glacés tout tremblotants par les nerfs qui lâchent, ces putains de photos accrochées au mur, ces putains de souvenirs, ces "je t'aime". Tu te demande si ce sont les dernières photos, s'il n'y en aura plus. Tu tourne ta tête, tu regarde partout, cette peluche, et puis celle là, et celle là, et ce t-shirt, et ce livre, et ces musiques, et ce film et... et TOUT.
Tu as TOUT partagé avec elle, juste parce que dans ta tête, bein c'était ELLE.
Seulement voila, pour elle, toi, tu n'étais peut être pas cette ELLE.